Stage international : retour d'expérience sur une année en Suisse | ANECS

Stage international : retour d'expérience sur une année en Suisse

Découvrez le témoignage de Manuela Lacombe, expert-comptable, sur son année de stage en Suisse pour le 130e numéro de Données Partagées.

Données Partagées : Manuela LACOMBE, quel est votre parcours ?

Originaire de Nice, j’ai 31 ans. J’ai commencé ma carrière chez PwC à Bordeaux en expertise conseil, puis en 2012, j’ai été transférée en audit au bureau de Genève. Aujourd’hui, je suis Manager Audit spécialisation PME chez PricewaterhouseCoopers SA, à Genève.

J’ai commencé mon parcours par une classe préparatoire aux concours des grandes écoles de commerce au Centre International de Valbonne (Sophia-Antipolis). J’ai ensuite intégré un Master, spécialisation Audit/Contrôle de gestion, en école supérieure de commerce (Kedge Business School), à Bordeaux.

J’ai décroché mon DSCG en candidate libre et ai fait mes deux premières années de stage chez PwC Bordeaux et la dernière année chez PwC Genève.

Depuis janvier 2016, je suis diplômée d’expertise comptable. Le sujet de mon mémoire était « Attractivité de la Suisse : Contribution de l’expert-comptable français à une société souhaitant développer son activité en Suisse suite aux différentes réformes ». Cette même année, j’ai également obtenu l’examen « Swiss law for foreign accountants » qui me permet d’être expert-réviseur en Suisse.

Côté privé, je suis une grande sportive. Je pratique la danse depuis mes 6 ans. J’apprécie aussi les sports de montagne (ski, escalade, canyoning), le pole dance, le fitness et la course à pieds. Malgré mes horaires, je n’ai jamais arrêté mes activités avec au minimum 4 heures de sport pendant la semaine, même en période fiscale.

 

DP : Quelles sont les raisons qui vous ont motivée à faire votre stage et passer votre diplôme en Suisse ?

ML : A l’époque mon compagnon travaillait pour Procter & Gamble et avait eu l’opportunité de rejoindre le siège à Genève. J’ai donc fini mes deux années de stage en France (la Suisse ne faisant pas partie de l’Union européenne), puis je l’ai rejoint. Et c’est sans regret aujourd’hui.

 

DP : Quelle(s) langue(s) utilisez-vous professionnellement ? Appréhendiez-vous de travailler dans un univers linguistique et culturel différent ?

ML : La Suisse romande est francophone. Toutefois, Genève est une ville internationale et une importante partie de mes clients sont anglophones. En outre, toute la communication interne chez PwC se fait en anglais. C’est donc la langue que j’utilise au quotidien.

Bien sûr, l’allemand est un sérieux atout si l’on souhaite s’expatrier en Suisse. En ce qui me concerne, je ne le pratique pas dans le travail mais cette langue m’est familière car je l’ai étudiée lors de mon cursus.

 

DP : Comment avez-vous trouver cette opportunité de travailler en dehors de nos frontières ?

Étant déjà salariée de PwC en France, j’ai pu bénéficier de leur réseau international. Les évaluations internes et le soutien de mes anciens associés m’ont permis d’être recrutée très simplement en Suisse.

 

DP :D’un point de vue pratique, comment avez-vous géré votre départ ?

J’ai quitté le bureau de Bordeaux au mois de décembre et cela faisait presqu’un an que mon management était au courant de mon départ. J’avais d’ailleurs signé mon contrat en Suisse au mois de juillet précédent. Du coup, la passation de mes mandats a eu le temps de se faire et j’ai pu intervenir uniquement sur des missions d’audit le dernier trimestre avant mon départ.

Au niveau logistique, mon compagnon était parti une année avant moi avec la grande majorité de nos meubles, mais j’ai dû tout de même faire appel à un déménageur. Le fait qu’il soit déjà sur place m’a permis d’éviter la recherche d’appartement, si difficile sur Genève. J’ai ainsi pu me concentrer exclusivement à ma prise de poste et à mes nouveaux dossiers.  

DP :Que vous apporte cette expérience ?

Je suis très heureuse et épanouie ici, malgré les longues heures que je passe au travail !

J’apprécie beaucoup la mentalité suisse qui, malgré la proximité géographique avec la France, est bien différente de celle de notre pays. La culture est fondée sur la patience, la confiance, les références et la sécurité.

En outre, le côté international de Genève permet de nombreuses rencontres, riches à tout point de vue.

Actuellement, je n’ai dans mes projets ni de changer de travail ou d’entreprise ni de quitter la Suisse.