Les conseils pour rédiger sa notice et son mémoire par Adeline CONRAD | ANECS

Les conseils pour rédiger sa notice et son mémoire par Adeline CONRAD

Chaque année, certains candidats obtiennent une note à la soutenance de leur mémoire qui fait rêver. Données Partagées a tenté de percer le secret de leur réussite et vous fait profiter dans ce numéro des conseils de Adeline CONRAD qui a obtenu 16 en traitant de «Développer le capital humain de la structure d’exercice professionnel : Les moyens disponibles pour accueillir, évaluer et intégrer un jeune talent ».

 

Données Partagées / Question 1 : Pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

J’ai passé un BAC STT comptabilité-gestion, un BTS comptabilité-gestion, un DECF en apprentissage, un DESCF en candidate libre, obtenu en 2005, et enfin le DEC à la session de mai 2015.

Je possède une expérience professionnelle en cabinet d’expertise comptable, en entreprise, en association et dans l’enseignement.

 

DP / Q2 : Qu’est-ce qui vous a amené à choisir ce sujet de mémoire ?

J’avais trois idées de sujet : deux thèmes techniques (gestion de patrimoine ou comptabilité des associations tutélaires) et un thème de management - ressources humaines. J’ai choisi mon sujet grâce à mes échanges en formation et avec des professionnels. J’ai compris que compte tenu de mon cursus et de mes projets d’avenir, c’était ce dernier thème que je souhaitais développer et sur lequel j’aurais le plus de plaisir à passer du temps.

 

DP / Q3 : Comment vous êtes-vous organisé ? Quelle a été votre méthode de travail ? Quel planning ?

J’ai mis environ 6 mois à rédiger ma notice et je l’ai déposée en janvier 2014. J’ai réalisé un travail d’enquête sur le thème de mon mémoire, qui constitue ma bibliographie. Ce travail a consisté en de nombreuses lectures (documentation, livres de référence sur mon sujet, mémoires publiés sur bibliothique) et de nombreux échanges avec des professionnels (enseignants et étudiants au travers de sollicitation de rendez-vous, de participation à des conférences, ateliers et formations).

Puis j’ai mis environ un an à rédiger de mon mémoire et l’ai soutenu à la session de mai 2015. J’ai continué ma veille documentaire et mes échanges tout au long de la rédaction. J’ai été accompagnée par un coach et un formateur, ainsi qu’une équipe de relecture dans le cercle professionnel et familial. Pour les écrits, j’ai suivi la formation de l’IRF de ma région.

 

DP / Q4 : Quels outils avez-vous utilisé ? Vos trucs et astuces pratiques ?

Pour réussir, il est important de rester structuré et organisé. Par exemple, pour la documentation du mémoire, j’ai utilisé un système de classement numéroté et regroupé par problématique commune, ce qui m’a permis de gagner du temps lors de la rédaction de la notice et du mémoire. Et il est nécessaire de bien continuer sa veille documentaire jusqu’au jour de la soutenance orale.

Il est aussi important que les outils proposés dans le mémoire et qui représentent l’apport à la profession soient pratiqués par le rédacteur du mémoire et des professionnels.

 

Côté organisation,  pensez à ajouter à votre planning un délais de deux semaines pour l’impression du mémoire car des surprises de mise en page peuvent survenir à ce moment.

Enfin, le plus important est de s’entourer d’une équipe de relecture. Des professionnels pour valider et apporter un regard critique sur le fond et les outils ainsi que des non-professionnels pour s’assurer de la forme.

 

DP / Q5 : Quels ont été les apports de l’ANECS ?

L’adhésion à l’ANECS m’a permis de rester informée des nouveautés sur la réforme du DEC et d’avoir de nombreux échanges constructifs avec d’autres adhérents comme moi mémorialistes ou de nouveaux adhérents du CJEC devenus experts-comptables et installés avant moi.

 

DP / Q6 : Maintenant que vous êtes diplômé et que vous maitrisez parfaitement le sujet que vous avez traité, comment envisagez-vous d’utiliser cette « spécialisation » ? Pensez-vous qu’elle vous sera utile dans votre exercice futur ? Ou à contrario qu’il s’agit d’une recherche enrichissante intellectuellement mais difficilement exploitable ?

 

Mon sujet m’a permis, comme je le souhaitais, de développer et d’approfondir mes compétences autour de la gestion des ressources humaines. Mes outils me serviront dans ma carrière professionnelle selon les postes et expériences rencontrées.

 

DP / Q7 : Pour terminer, quels conseils donneriez-vous aux mémorialistes de la prochaine session ?

Choisissez un sujet qui vous correspond dans votre pratique professionnelle actuelle et souhaitée pour le futur.

Au risque de me répéter, ne restez pas seul. Ayez le réflexe ANECS. L’exploitation de votre sujet va vous permettre d’échanger, de vous former et de développer votre réseau. Ce travail doit constituer un levier pour votre avenir professionnel.