Réflexions sur les bonnes pratiques du jeune expert-comptable avec François MÉRO, Cegid | ANECS

Réflexions sur les bonnes pratiques du jeune expert-comptable avec François MÉRO, Cegid

Nous retrouvons François Méro, pour ce deuxième épisode des bonnes pratiques du jeune expert-comptable après un premier volet sur les évolutions réglementaires. Place aujourd’hui à la technologie avec un regard porté sur le cloud.

Bonne pratique 2 : Le jeune expert-comptable a confiance dans le cloud et s’appuie sur une infrastructure cloud industrielle

François Méro, le cloud fait partie aujourd’hui de notre quotidien, que ce soit dans notre vie personnelle ou professionnelle. Pourquoi encore l’évoquer dans ces bonnes pratiques à destination des jeunes experts-comptables ?

Au sein de Cegid, nous avons la conviction que le cloud est à ce jour la seule réponse crédible pour aborder de manière pragmatique et sereine les enjeux qui touchent la profession comptable. J’entends par là des enjeux de mobilité, d’agilité, de partage et de circulation de l’information, mais également de sécurité de la donnée.

Pour l’expert-comptable qui a décidé de s’adapter et de développer son activité, ces enjeux représentent de vraies opportunités.

 

Par ces enjeux, vous évoquez au final un environnement technologique qui évolue de plus en plus vite, mais aussi les usages qui y sont associés. Quelle est votre vision de l’impact de ces évolutions à court terme pour les cabinets d’expertise comptable ?

Selon moi, 3 tendances majeures sont à prendre en compte :

»» La nouvelle donne du travail collaboratif : travailler ensemble n’est désormais plus synonyme de « au même endroit et au même moment ». Les solutions bureautiques sont devenues collaboratives, les logiciels de gestion intègrent des fonctions qui rapprochent les collaborateurs de leurs clients en créant des échanges plus fréquents, plus continus. Cette expérience plus collaborative renforce le lien entre le cabinet et ses clients et améliore l’image du cabinet auprès de ses clients.

»» La donnée devient un vecteur d’innovation : depuis toujours la donnée a été considérée comme le simple résultat des opérations de saisie ou d’intégration des flux. Nous empilons dans des bases de données des enregistrements de donnée brute qui sont ensuite organisées à des fins de déclaratif ou de pilotage. La masse et la diversité des données disponibles permettent désormais de transformer l’information en enseignement. C’est-à-dire que les technologies disponibles offrent des capacités d’analyse, de mise en corrélation et de comparaison, tout cela parfois en temps réel, inaccessibles à un humain. La data nous enseigne ce que nous ne pouvons pas voir seuls et va aider les experts comptables à mieux conseiller les clients.

»» L’avènement de l’immédiateté : la facilité d’accès à l’information et l’immédiateté que l’on connait dans notre vie privée a créé la même attente dans le monde professionnel. Les utilisateurs et clients veulent des logiciels simples, intuitifs, mobiles, toujours disponibles et avec une information en quasi temps réel.

Cette tendance déplace le niveau d’attente des clients en entreprise et forcent les experts comptables à adopter des systèmes d’information et une organisation du travail qui répondent à cette attente de leurs clients.

Pour supporter ces nouveaux usages et mettre en œuvre les possibilités qu’offrent les évolutions de la technologie, le Cloud Computing s’est imposé comme la seule voie possible.

Il autorise l’accès aux applications SaaS et contient les briques technologiques, nécessaires aux applications d’intelligence artificielle. Ne pas envisager le cloud, c’est comme faire un grand prix de formule 1 avec une 2CV : vous n’aurez ni les capacités techniques, ni la puissance indispensables pour rester dans la course.

 

En parlant d’intelligence artificielle, on associe souvent le cloud. Est-ce qu’on est encore aujourd’hui dans de la science-fiction ou pas ?

Pour être concret, il n’y a pas beaucoup d’intelligence dans l’intelligence artificielle. Nous parlons ici, de programmes capables d’auto apprentissage. Le système progresse grâce à la fréquence et la variété des situations rencontrées. Par exemple, plus vous soumettez de factures à un robot d’analyse de factures, plus le robot saura détecter les éléments individuels de ces factures. Ce même robot sera capable de procéder à des contrôles d’intégrité qui permettront à un autre robot de procéder à la saisie d’une écriture comptable qu’il ne sera pas nécessaire de compléter ou contrôler.

Tout cela est réel et disponible aujourd’hui. Ce n’est pas de la science-fiction et cela se passe évidemment dans le cloud.

 

On a compris l’importance que revêt le cloud dans le développement des futurs cabinets d’expertise comptable. Comment expliquez-vous que certains ont encore des réticences à sauter le pas, et surtout, pourquoi faut-il avoir confiance dans cette technologie ?

Il est difficile de répondre à cette question. Si le cloud s’est imposé dans tous les secteurs d’activité et dans le monde entier comme le support privilégié pour le développement d’applications et le stockage de données c’est précisément parce que c’est l’espace bénéficiant des plus hauts niveaux de sécurité et de disponibilité possibles. Ceux dont le serveur a été bloqué pendant plusieurs jours consécutifs à cause d’un malware ou qui ont dû payer une rançon pour lire leurs données à cause d’un ransomware comprendront.

Vous pouvez faire des choix qui rendent vos collaborateurs moins efficaces que ceux de vos confrères, qui rendent votre cabinet moins attractif aux yeux de vos clients et au final limitent les perspectives de développement de votre activité. Si c’est votre préférence, après tout, c’est votre droit le plus strict.

 

Un dernier point important sur ce sujet : pourquoi s’appuyer sur une infrastructure industrielle ? Le cloud est le même partout, non ?

Pour faire le lien avec la question précédente sur la confiance, cette dernière passe aussi sur l’expérience et l’expertise de votre fournisseur. On ne donne pas sa confiance à n’importe qui, encore moins quand il s’agit des données sensibles de nos clients. Il faut donc s’appuyer sur une structure industrielle qui va répondre à l’ensemble de vos exigences (sécurité, performances, innovation, etc.).

Un autre avantage à travailler avec un fournisseur s’appuyant sur une infrastructure cloud industrielle, c’est l’innovation.

Chez Cegid par exemple, nous avons rassemblé des compétences métiers pointues afin de mener des évolutions innovantes et structurantes, garantissant la mise à disposition d’une plateforme Cloud répondant aux derniers standards technologiques. Architectes Cloud, Pilotes projets et analystes travaillent avec les acteurs du marché et définissent les feuilles de route des évolutions technologiques de demain en y intégrant les tendances émergentes.

 

Merci François Méro pour cette première réflexion sur les bonnes pratiques du jeune expert-comptable. Sur quoi portera la prochaine bonne pratique à retrouver dans Données Partagées ?

La prochaine bonne pratique du jeune expert-comptable que je vous propose d’explorer sera l’exploitation de nouvelles sources de productivité et le renforcement de sa relation client.