Forfait social à 0 %, nouveau plan d’épargne retraite PER : Comment éviter le défaut de conseil ? | ANECS

Forfait social à 0 %, nouveau plan d’épargne retraite PER : Comment éviter le défaut de conseil ?

Depuis le 1er janvier 2019, le partage du profit est incontournable dans les entreprises de moins de 250 salariés.

Depuis le 1er janvier 2019, toutes les sommes versées au titre de l’intéressement, la participation et l’abondement dans les plans d’épargne salariale (PEE/PERCO) par les entreprises de moins de 50 salariés (au titre de l’intéressement dans les entreprises de moins de 250 salariés) bénéficient  d’un forfait social de… 0 % !

L’objectif du gouvernement est très clair : élargir les dispositifs de partage du profit aux TPE et PME qui sont aujourd’hui sous-équipées (seulement 17 % des entreprises de moins de 50 salariés ont mis en place un dispositif).

Retenons un chiffre : pour 1 000 € de coût entreprise, c’est 903 € d’épargne nette aux bénéfices des salariés et des mandataires sociaux.

Ne pas adresser ces problématiques, c’est prendre le risque d’être en défaut de conseil vis-à-vis de son client.

La question n’est donc plus de savoir s’il faut intégrer ces dispositifs à la stratégie d’optimisation de la rémunération des chefs d’entreprise et de leurs salariés mais comment procéder pour intégrer cette dimension à son conseil.

1re étape : se former

La matière est technique, mais sa maîtrise est très différenciante et permet de créer beaucoup de valeur ajoutée pour ses clients dans la durée.

2e étape : s’équiper pour mesurer dans son propre cabinet la puissance du partage du profit comme outil de management collectif.

3e étape : mettre en pratique. L’étude de cas concrets permet de s’approprier la matière et ses enjeux.

Avec la nouvelle réforme de l’épargne retraite supplémentaire #Pacte, Epargne salariale et Epargne retraite seront encore plus imbriquées : les stratégies proposées devront aborder les enjeux conjointement pour éviter les contre-sens.

Quelles perspectives à venir pour les experts-comptables ?

  1. Le devoir de conseil de l’expert-comptable est (encore) mieux valorisé : la réforme introduit une nouveauté, la formalisation du devoir de conseil nécessaire à toutes les étapes significatives de la vie du contrat retraite : de la souscription à la liquidation de l’épargne retraite en passant par les étapes de versements et de transferts.

  2. Le Plan d’Epargne Retraite devient un véhicule universel : le nouveau PER bénéficiera d’une déductibilité fiscale à l’entrée, d’une sortie en capital qui supprime le frein de la rente, d’une sortie anticipée possible pour acquisition de la résidence principale qui supprime l’effet tunnel. Le PER s’affiche avec ces nouvelles caractéristiques comme un incontournable des solutions de gestion de patrimoine au même niveau que l’assurance vie. 2019, c’est l’année de la retraite.

Dans ce nouveau contexte règlementaire, les experts-comptables nous semblent les mieux placés pour saisir ces nouvelles opportunités de conseil et d’accompagnement des clients dans la durée.

 Mathieu Chauvin, Directeur Associé, Eres